Publiés ou à paraître

Romans ,  Poèmes  ,  Essai

Romans

Les Pensées Verrouillées


«Un soleil éternel et piquant aimante ses regards. Le ciel épinglé pleure son sang. Les ombres des arbres suspendus tissent à ses pieds une dentelle noire piégée. L´air manque. Le chemin rectiligne, insipide, fêle l´immensité. A chacun de ses pas, il s´efface derrière elle. Pas un mouvement de vie autour d´elle. Juste le silence et l´immense infini...

Le Débilopithètre


«Focus. Egmaville, une jolie ville du Comté de Provincebourg au petit matin. Concentré et en tension, je l'observe cette ville moite et essoufflée. Elle m'attire, de tout mon çtre. Je connais bien Egmaville. J'y suis né. D'en haut, je la vois parfaitement. Mieux encore, je la devine, dans tous ses détails. Ses toitures, ses terrasses, ses constructions urbaines qui s'imbibent des couleurs contrastées du levant. Tant d'images familières(...). Dans cette épaisse ambiance ouatée, cet horizon si blanc, je suffoque par moment. J´ai absolument besoin de clarté et de plus de fluidité (...)»

Métatron


«Planète Terre était déjà si bleue en ce temps-là. Pourtant, seuls ceux qui savaient vraiment voir commenêaient à percevoir les couleurs qui naissaient une à une. Blancs étaient les nuages. Pourpre le coucher du soleil. Bleu le ciel de jour. Verts les arbres qui ployaient sous le poids de fruits rouges et grenats. Sous chaque pierre volcanique se cachaient des miracles et des rêves. Dans chaque grain de sable, en silence, dormait l´Eternité. (...)»

Poèmes

Urban Fortune

Urban Fortune

Extrait du recueil «De zéro à l’égo»

J’ai perdu ma tête sur le trottoir troué
Et trouée j’ai eu beau remuer. Touchée !
Tout s’est dilué sur le trottoir mouillé,
Tout a glissé
Quand j’ai perdu ma tête sur la chaussée

Même mes mains sont tombées
En goutte de raison sur le pavé givré
Et mes gants à l’envers figés
Verticaux et amers
Gesticulent dans l’air
De la mer gelée

Je l’ai été aussi, à l’envers,
Jusqu’à la pointe des sourcils qui glissent
En arrière,
Qui plissent au grand air
Et j'éparpille mes cils qui rebondissent sur le goudron fleuri
Qui rit de ma tête de travers arrondie sur la chaussée jolie
Perdue, foutue ma tête qui roule
Dans la foule, roucoule dans la houle des pigeons mobiles
Et tactile, je déroule un fil fourbu en ricanant
La pelote de l’illusion qui me ment si souvent
Et je visse à mes pieds les pétales d’acier
D’un mental tissé à la hâte, à la peur
Avant l’heure d’un bonheur qui naît,
Là, sous mes pieds

Là, où ma tête a roulé, là où l'égo est tombé
Je n’ai plus rien nommé !
Radio, télé, ciné, rue de la Liberté ?
Je n'ai plus écouté

Je-suis-perdue-dans-cette-ville-sans-sens, UNIQUE,
Je suis les-lignes-orientales, PUDIQUE,
De- mes-veines-vitrées-et
Ces-routes-marginales-de-ma carte-charnelle,
Me-mènent, VERTICALE,
Au-centre-de-mon-COEUR-aux-enseignes-blessées
Qui-clignotent-sur des notes- l’humanité-étoilée
Des- mille-doigts-de-MES-FRÈRES-AIMÉS

Essai

La Phénoménologie existentielle vivantielle

Introduction à ...


Les questions qui nous mobilisent tous, citoyens du monde, aujourd´hui, que nous soyons ouvrier, agriculteur, artisan, homme de science ou de lettres, artiste ou poète, philosophe ou scientifique, religieux ou théologien, sont des questions d´ordre existentiel, il faut le souligner. Que va-t-il m´arriver demain ? Qu´adviendra-t-il de mon travail ? Quel monde vais-je laisser à mes enfants ? Comment sera la planète dans cinquante ans ? Où va la science ? En quoi dois-je croire ? Quelle direction donner à mon existence ? Y-a-t-il la vie sur d´autres planètes ? Et viennent s´ajouter à celles-ci bon nombre d´interrogations qui, elles, révèlent clairement l´angoisse et la peur d´un lendemain apocalyptique ´pré-supposé´ sigant le déclin de notre civilisation (clones, OGM, pollution massive de la nature mais aussi des valeurs humaines, perte de l´espoir et refuge dans une foi extérieure à soi)(...)